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Portrait d’éditeur – Éditions du Carrelet

Portrait d’éditeur – Le Carrelet Éditions (janvier 2026)

La Région Nouvelle-Aquitaine compte plus de 200 éditeurs, qui abordent des thématiques variées dans des catalogues exigeants. Plus de soixante d’entre eux ont choisi de former le collectif AENA (Association des Éditeurs de Nouvelle-Aquitaine), dont les libraires de LINA sont bien évidemment partenaires.

Le réseau LINA, partenaire des éditeurs de Nouvelle-Aquitaine, vous propose de (re)découvrir chaque mois un éditeur membre de l’AENA, sa ligne éditoriale, son catalogue, son équipe et son histoire le temps d’un portrait.

Ce mois-ci, partez à la rencontre des éditions du Carrelet.

Comment décririez-vous l’ADN / l’identité de votre maison d’édition, son histoire et ses valeurs ? 

Dix années d’existence et une quinzaine de titres publiés composent aujourd’hui le catalogue du Carrelet, pensé comme un travail patient et volontairement lent au service de la littérature et de la traduction. Constituée en association loi 1901, la maison d’édition ne poursuit ni la recherche du best-seller ni celle du profit. Notre ambition est avant tout de défendre des textes nécessaires, parfois discrets, mais toujours bienvenus. Certains ouvrages s’accompagnent d’un appareil critique de type universitaire, comme ce fut le cas pour le volume Fleurs d’ennui de Pierre Loti.

Pourriez-vous nous parler du processus de découverte et de sélection des textes au sein de votre maison d’édition ? Que recherchez-vous chez un.e auteur.ice ou un manuscrit pour décider de sa publication ?

Nous cherchons avant tout à publier des textes rares, parfois anciens, souvent inédits en français, avec une attention particulière portée au récit de voyage. Mais nous publions également des textes contemporains dès lors qu’ils s’inscrivent dans cette même démarche de singularité et de justesse. C’est le cas, par exemple, des nouvelles de Si ma mémoire me trompe, je veux savoir avec qui de Didier Quella-Guyot.

Pourriez-vous nous parler d’une publication récente qui incarne particulièrement la vision éditoriale de votre maison d’édition ?

Un hiver japonais (1875-1876) de Marianne North incarne parfaitement cette vision. Ce texte, traduit de l’anglais par Christine Ribardière et Michelle Deperrois-Fayet, est enrichi de peintures inédites réalisées par cette grande voyageuse britannique de l’époque victorienne. L’ouvrage est coédité avec Magellan & Cie.

Pourriez-vous nous parler d’une collaboration récente entre votre maison d’édition et une librairie indépendante qui vous a particulièrement marqué.e ? 

La diffusion de nos livres en région est assurée par Taunay-Distribution, ce qui nous permet d’exister dans certaines librairies indépendantes qui nous suivent avec fidélité. Nos moyens logistiques restant limités, nous ne sursollicitons pas les libraires. Cela n’empêche pas certains, aux quatre coins de la France, de nous passer commande directement, signe d’un intérêt sincère pour notre travail éditorial.

Face à l’évolution de la chaîne du livre vers une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, comment votre maison d’édition se positionne-t-elle et/ou que met-elle en place ? 

Notre démarche repose sur des petits tirages, l’utilisation de papier écolabellisé, et une attention portée à la sobriété de fabrication. Nous privilégions également le contact direct avec le public, à travers notre présence sur des salons du livre à taille humaine, des manifestations locales et même des marchés de Noël.

Quels sont les projets de votre maison d’édition, comment voyez-vous l’évolution de sa proposition ?

Parmi les projets à venir figure la parution, prévue en 2026, d’un texte rare, illustré et commenté de Pierre Loti, Aux Marquises.